Ce n'est toujours qu'un début...
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Un spectre hante les tenants de l’ordre établi : le spectre de Mai 68. Toutes les puissances du vieux monde se sont unies en une sainte-alliance pour traquer ce spectre : Nicolas Sarkozy, Luc Ferry, Claude Allègre et consorts… Ne manque à l’appel aucun-e de celles et ceux qui n’ont comme seul horizon indépassable que le monde tel qu’il est, voire la fin de l’histoire.
Pour la France bien-pensante, Mai 68 est responsable de tout. Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à la faire frémir en agitant à nouveau le spectre. Il s’agit, selon lui, « de savoir si l’héritage de Mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes ». Dans cette liquidation seraient visés non seulement les droits syndicaux, le Smic et le salaire socialisé, mais aussi les avancées obtenues, entre autres par les luttes féministes.
 
Tel un ludion, le spectre de Mai 68 sort du placard tous les dix ans. C’est l’occasion des exorcismes et des oraisons funèbres, des enterrements de première classe et des cérémonies d’adieux, des célébrations compassées, des imprécations et des repentances de tous les ralliés.
Il est grand temps de se réapproprier Mai 68, les réalités derrière les mythes, le Mai des prolétaires (de la grève générale et des occupations), le Mai de la Commune étudiante, le Mai des murs qui prennent la parole, le Mai des barricades qui ferment la rue et ouvrent la voie, le Mai qui a pavé le chemin des libérations et des transformations sociales et sociétales arrachées au cours de la décennie suivante, le Mai qui a soufflé sur Berlin, Prague, Mexico ou Turin, soulevant l’espoir tout autant que la critique du monde réellement existant, des normes et des évidences.
Ce qui est advenu n’était pas le seul possible. Des retours critiques collectifs et discordants permettront de retrouver le sable chaud sous les grèves et les espérances, à la lumière d’une formidable expérience dont les traces marquent encore notre temps.

Des éditeurs, des revues, des journaux, des sites internet, des librairies, des instituts, des fondations, des lieux et des espaces culturels tentent d’interpréter le monde pour transformer l’ordre des choses. 
Ils se sont réunis et proposent d’organiser ensemble, au printemps prochain, un « Mai 68, ce n’est pas qu’un début, c’est une actualité urgente ». C’est à cette fin qu’ils lancent cet appel, ici et au-delà des frontières.

 Pour tout contact et signature : contact@mai-68.org

Signatures collectives (au 29 avril  2008)  :

 

Babord (revue, Montréal), Actuel Marx (revue, Paris), Aden (éditions, Paris), Aden (éditions, Bruxelles), Editions Alternative Libertaire, Alternative libertaire ( journal, Paris), Alternatives Sud (revue, Louvain-la Neuve), Amis de Tribune socialiste, Éditions Amsterdam (éditeur, Paris), Editions Après la Lune(éditeur, Paris), , Association pour la coopération des radios libres (Corali), Autres voix de la planète (revue, Bruxelles), Collectif Bellaciao (Paris), Bez Dogmatu (revue, Varsovie), Brumes et Blondes (revue, Alkmaar), Bulletin du Réseau Féministe «Ruptures», CADAC, Le Café des Amis de l'Humanité, Cedetim, CeDInCI (Centro de Documentación de las Izquierdas, Buenos Aires), Cahiers d'histoire (Paris), Cap à Gauche 19, Colères du présent, Collectif national pour les droits des femmes, Comité métallos (Paris), ContreTemps (revue, Paris), Critique (revue, Grande-Bretagne), Critique communiste (revue, Montreuil), Demain Le Grand Soir (l'émission de radio, le journal, le site et l'association ; Tours ) Démocratie et socialisme (revue, Paris), Dissidences (revue), Dones d'Enllaç (Barcelone) École émancipée (revue, Paris), Emancipation Syndicale et pédagogique Écologie et politique (revue, Paris) Entropia (revue, Malaucène), Éditions du Monde libertaire, ERRE (revue, Italie), Espaces Marx (Paris), Les Empêcheurs de penser en rond (éditeur, Paris), Europe solidaire sans frontières, Femmes libres de Radio libertaire (Paris), Fondation Copernic (Paris), Gauchedesluttesacreteil-Lcr (Créteil), Golias( revue, Lyon) Les Hasards Subjectifs, HB éditions (éditeur, Paris), Imagine demain le monde (magazine),  Infosurr (revue), Inprecor (revue, Paris), Institut Européen Psychanalyse et Travail Social (Paris), Institut d'histoire sociale de la CGT, Institut de recherches Historiques sur le Syndicalisme dans les enseignements de second degré, Institut de recherche de la FSU (Paris), Jour Fixe Initiative (Berlin), Les Mondes du travail (revue, Amiens), Librairie La Brèche, Librairie du Monde libertaire, Le Monde Libertaire (journal, Paris), Lignes Rouges (revue, Suisse) Lux Editeur (Montréal), Mouvements (revue, Paris), Observatoire des mouvements de la société (Paris), Oraison Electronique (Radio), Page Deux (éditeur, Lausanne), Le Patriote (revue, Nice),Politis (journal, Paris), Presse-toi à gauche (revue, Québec) Punctum (éditeur, Paris), Quaderni Pietro Tresso (Florence), Raisons d'agir (Poitiers), Regards, Revue internationale des livres et des idées (revue, Paris), Rezo Ecolo Libertaire, Rewolucja (revue, Varsovie), Rouge (journal, Paris) , Rouge et Vert (journal, Paris), Réseau Féministe «Ruptures» (Paris), Sarkophage, (journal, Paris), Semiautomatico (Colombie),  Socialisme International (revue, Paris), SOS Sexime (Paris), Spartakos (revue, Gréce), Support Transgenre Strasbourg, Trouble-Fête (éditions ), SolidaritéS (journal, Suisse), La Somme et le reste (revue, Paris), Syllepse (éditeur, Paris), TaPaGes (Strasbourg), Théâtre des Rues (compagnie de théâtre-action), Université Populaire de Saint-Denis-93, Union syndicale Solidaires, Vacarme (revue, Paris), La Vache bleue (cie théâtre, Lille), Variations (revue, Paris) Viento Sur (revue, Madrid).



Signatures individuelles (au 8 mai 2008)  :

Serge Aberdam, Étienne Adam, Fouzia Adel, Eduardo Aibar (Buenos-Aires), Françoise Akoum, Tariq Ali (Londres),  Michel Alabert, Claude Alibert, Christian Allard , Anne Allaria, Paul Alliès, Guillermo Almeyra (Buenos Aires), Tonio Aniesa, François Amy De La Bretèque, Jean-Claude Aparicio, Aquiles y Aquilea Cuervo (Bogota, Colombie), Bernard Arnaud , Antoine Artous, Armand Ajzenberg, Paul Alliès, Louis Aloisio, Samir Amin (Dakar), Louis Aminot, Pouria Amirshahi, Nicole Amphoux, Roger Andrade, Jean-Pierre Anselme, Jean Aragon, Joseph Arditty, Janie Arneguy, JC Auber , Clémentine Autain,

 

Claude Bailblé, Francis Bailly, Danielle Bailly, Alain Barasz, Jean-Marcel Bardot, Patrick Bataille, Jean Batou (Lausanne), Gilles Baudouin, Jean Baumgarten, Francine Bavay, Andrée Bazilier, Danielle Bazilier, Jean Brafman, Patrick Beaunieux , Gilles Bernard, Halina Bendkowski, (RFA), Tarek Ben Hiba, Nicolas Béniès, Yamina Benrokia, Hamida Ben Sadia, Daniel Bensaïd, Denis Berger, John Berger, Guy Berger, Patrick Berlureau, Sophie Béroud, Raymond Bernheim, Michel Berthe, Alain Bertho, Gérard Besnier, Roger Bichon , Jacques Bidet, Romain Biessy, Jean Bigot, Gerard Blanchet, Pierre Bleibtreu, JeanAlberto Bejarano (Bogota, Colombie), Jacques Boislaroussie, Pascal Boissel, Gilles Boitte, Thierry Bonhomme, Anne-Marie Bonnisseau, Christian Bonnaud, Dolores De Bortoli, Sylvie Bosserelle (Puebla), Bertile Boucard, François Bouchardeau, Olivier Bourdoulous, Sylvie Bourrely, Sophie Boussiquet-Fournier,  Jean-Yves Boulin, Gilles Bounoure, Philippe Bourrette, Elisabeth Bourgain, Michel Bourgain, Claudy Bouyon, Rémy Bovis, Brigitte Brami, Patrick Braouezec, Michel Brehier, Élyane Bressol, Liliane Bribet, Michel Bribet, Nicole Brulais, Maryelle Budry (Genève), Patrick Brody, Alice Bséréni, Anne Bucas-Français,

 

Michel Cahen, François Calaret, Guy Calafato, Aymard de Camaret, Alain Canu, Renato Campana (Foligno), Salvatore Cannavò (Italie), Cécile Canut, Christiane  Canel, Denise Cariou, María del Carmen Fernández (Buenos-Aires), Béatrice Carnus, Denis Carnus, Aloys  Carton, Annie Carton, Michel Casevitz, Paolo Casciola (Florence), Heloisa Castellanos, Martine Castello, Carlos Cazagemas (Bogota, Colombie),  Thierry Chaigneau, Paule Chanet, Pierre-Jean Chalot, Bernard Chamayou, Emmanuel Chanial, Gilles Chantraine,  Claudine Charfe, Gerard Chaouat, Christophe Cavard, Robert Charvin, Bertrand Chavaroche , Romain Chazel, Philippe Chéret, Annie Chevalier, François Chouquet, Clauss Gilbert, Dora Coledesky (Buenos-Aires), Dominique Collignon Maurin, Eduardo Colombo, Béatrice Collet-Weiner, Matthieu Colloghan, Maxime Combes, Marie-Agnès Combesque, Josiane Comet, Olivier Compan, Sabine Comte, Petros Constantinou (Athènes), Patrice Corbin, Philippe Corcuff, Hervé Corne, Ricardo Coronado, Thierry Cote, René Cottrez, Pierre Coumian, Annie Couëdel, Annick Coupé, Pierre Cours-Salies, Maurice Courtois, Thomas Coutrot, Christian Champaud, René Cruse (Genève), Jean-Yves Croizé, Josefina Cuadra

 

Emanuel Dadoun, Gilbert Dalgalian, Sylviane Dahan (Barcelonne), Marie-Christine Daunis, Ronnie De Fossé, Jean-Pierre Debourdeau,  Geneviève Decrop, Guy Decoupigny, Jacques Defortescu, Ernest Deiss, Claire Delafond, Jean-Paul Deléage, Marie-José Delhomme, Patrick Delahoche, Rémy Douat, Bruno Della Sudda, Séverine Denieul, Christine Delphy, Jean Delval, Sylvette Denèfle, Monique Dental, Armelle Denis Hofer (Oregon State University, USA) , Chantal de Noyers,  Nicole Desautels, Jonathan Deschamps, Alain Desjardin, Daniel Desmé, Freddy Dewille, Her de Vries (Alkmaar), Christian von Ditfurth (Berlin), Réjane Di Bianca, Ingolf Diener, Sûzel Dinard, Jean-Michel Dolivo, Françoise Donini Pizard, Rudy Doucet , Marnix Dressen, Jean Claude Dubois, Bernard Dubois, Bernard Dubois, Guy Ducornet, Alain Dugrand, Rolf Dupuy, Chantal Dupuy-Dunier, Christian Durand, Yves Durand, Bernard Duterme (Louvain-la-Neuve), Guy Dutron,

 

Nadia El Fani, Bernard Elman, Philippe Enclos, Didier Epsztajn, Michelle Ernis, Pedro Escudriñez (Bogota, Colombie)

 

 

Yvette Fabre-André, Mireille Fanon-Mendès France, Angel L. Fanjul (Buenos-Aires), Sam Farber (New York), Alain Faradji, Patrick Farbiaz, Louisette Fareniau, Eric Fasola, Isabel Fay, Jacqueline Feldman, Pablo  Feyfant, Gisèle Fernandez, Yves Flank, Hélène Fleckinger, Gérard Filoche, Jean-Louis Fiole, Antoine Fiszlewicz, Nadja Flank, Anne Flipo, Luigi Flora, Bernard Floris, Fredargentaria, Nadine  Floury, Georges Fontenis, Ginette Francequin, Yves Frémion,

 

Franca Galasso, Andréia Galvaõ (Saõ Paulo), Philippe Floury,  Manuel Garí (Madrid), David Garibay, Cinzia Garolla (Brescia),  Sylvain Garel, Isabelle Garo, Tamás Gáspár Miklós (Budapest), Vincent Gay, Laurent Garlin, Dominique Gérardin, Danielle Gerritsen,Jean-Louis Germain, Alain Gheno, Guy Giani, Alain Gibert, Adolfo Gilly (Mexico),   Marc Gicquel, Yves Gigou, Jean-Claude Besson-Girard, Christelle Glémet, Vincent Glenn, Jérôme Gleizes, Guy Godefroid (Luxrembourg), Renée Gramaize, Philippe Gasser, Daniel Grason, Hall Greeland (Sydney), Tom Grimonprez (Bruxelles ), Martine Grondard, Michel Gros, Claire Grover, Nonna Goasguen,  Roland Guasch, Denis Guedj, Mathieu Guetta, Sophie Guillemot Michel Guillaumin, Jacques Guilhaumou, Bernard Guibert, JeanPaulp Guinet,

 

Janette Habel, Jean-François Hamon , Jean-Marie Harribey, Dominique Hasselmann, Jean-Paul Hébert, Christophe Hector, Amadéi Henri , Chantal Herry, Rémy Herrera, Hamouda Hertelli, Robert Hirsch, Frédéric Hocquard, François Houtart, Georges Hugot, Michel Husson, Carlos

 

Figueroa Ibarra (Mexico),

 

Alain Jacques, Nicole Jacquin, Rémi Jean, Raoul-Marc Jennar, Anne Jollet,  Evelyne Joly, Nicole Joncret, Christian Jonon, Isaac Johsua, Pascal Julien, Anne Juteau

 

Jean Karabassis, Pierre Khalfa, Muriel Knezek, Jean-Pierre Kuth, Michel Kokoreff, Stathis Kouvélakis, Claude Kowal, Zbigniew M. Kowalewski (Lodz), Isabelle Krzywkowski,

 

Georges Labica,  Annette Labrot, Jean-Marc Lachaud, Quitterie Lafforgue, Bernard Lagune, David Lambert, Denis Langlois, Michel Langris, Pierre Languinez (Bogota, Colombie), Claude Layalle, François Laroussinie, Maurice Latapie, Jean-Claude Laumonier, Sylvie Lavocat, Christian Laval, André Laville, Rémy Lebas de Lacour, Didier Leclerc, François Leclerc, Cédric Lefebvre, Françoise Le Breton Durand, Catherine Lecoq, Bernard Lefort, Michel Leger, Jean-Philippe Legois, Philippe Leclercq, Geneviève Legay, Brigitte Lehaque, Jean Lejeune,Damien Lejeune Flambard, Henri Lehalle, Francis Le Herisse, Gilles Lemaire, Michel Lequenne, Renée Le Mignot, Christine Lemoing, Jacques Lerichomme, Lê Quan Ninh, Monique Lesieur, Philippe Lesieur, Gérard Lesponne, Patrick Le Tréhondat, Samuel Levy, Stéphane Lhomme, Marianne Ligou, Ken Loach, François Longérinas, Michel Lopès  Michael Löwy, Maxime Luiggi, Pablo F. Luna,

 

Christian Mahueux, Henri Maler, Céline Malaisé, Antoine Malamoud, Guy Malouvier, Jan Malewski, Jean Malifaud, Chantal Maoud, J-Philippe Marlière (Londres), Georges Martel, Roger Martelli, Flavie Martin, Jean-Philippe Martin, Jean-Pierre Martin, Gilles Martin, Alain Martinez, Bertrand Martory, Denis Marx,  Annie Masse, Bernard Massèra, Fernando Matamoros (Puebla), Savas Michael Matsas (Athènes), Nelly Mauchamp, Gérard Mauger, Jean-Luc Mercier, Henri Mermé, Fabienne Messica, Dominique Mezzi, Jean-Claude Meyer, Jacques Michel, Sylvia Miclot, Damien Millet, Sonia et Georges Mitralias (Athénes, Grèce), Jean Marie Mire, Michel Mispreuve (Ottignies Belgique) Marcelle Monzeglio, José Luis Moragues, Hervé Morel, Robi Morder, Mohamed Mouha, René Mouriaux, Pierre Mouterden(Québec), Hugo Moreno, Robert Mertzig (Luxembourg),  Elfriede Müller (Berlin), Pascal Mullié, Philippe Mühlstein

 

 

Jean-Michel Nathanson, Corinne Nativel, Robert Nazarian, Maryse Neuman, Alexander Neumann, Richard Neuville, Olivier Neveux, Martino Nieddu, Vladimir Nieddu, Roselinde Nivaggioni

 

Bertrand Ollivier, Bertell Ollman (New York), Michel Onfray, Jean Ortiz, Fayçal Ouaret (Algérie)

 

Chantal Pacteau, Jean Pagliani, Gilbert Pago (Fort-de-France), Marie-Christine Paret, Jaime Pastor (Madrid), Gilles Patey, Sylvain Pattieu, Jean-Jacques Papo, Jean Pauwels, Jean-Jacques Pavelek, Marjolaine Pierre, Monique Piton, Willy Pelletier, Roland de Penanros, Valerie Peter, Nelly Pernin (Guadeloupe), Gérard Perreau Bezouille, Didier Peyrat, Roland Pfefferkorn, Michel Picard (Mexico), Christian Picquet, Pierre-Yves Pira, Jean-Antoine Poggioli, Anne-Marie Pons, Dominique Potier, Roberte Portron, Tristan Poullaouec, Eliane Prjikorski, Leslie Protche, Richard Quinquenet,

 

Joseph Rabie, Véronique Roubaudi, Gilles Rautureau, Myriam Rautureau, Jean-Jacques Reboux, Christiane Reguer, Paul Reguer, Gérard Régnier, Gérard Réquigny, Alain Ribière, Alice Ribière, Pierre Pichard, Claude Rioux (Montréal), Michel Robert, Jean-Marie Robert, Alan Roberts (Melbourne), Évelyne Rognon, Didier Claude Rod, Suzy Rojtman, Miguel Romero (Madrid), Daniel Romet, Nestor Romero, Nicolas Roméas, Marie Ronnefeldt (Düsseldorf), Christine Roquet, Daniel Rouget , Hélène Roux, Roque Moyano (Buenos-Aires), André Rosevègue, Dominique Rousseau, Pierre Rousset, Hélène Roux, Joseph Rouzel,Patrick Rozenblatt, Alain Ruscio,  Edouard Ryckeboer,

 

Ody Saban, Moktaria Safis, Marianick Saliceti,Spyros Sakellaropoulos (Athènes), Huguette Saladin, Marie-Josée Salmon, Julien Sansonnens (Suisse), Paquito Schmidt, Benoit Schneckenburger,Yves Sintomer, Jean-Marc Seignobos, Monique Sené, Jacques Serieys, Marlène Seror, Patrick Silberstein, Lucia Sagradini, Yves Salesse, Victoria Salterelli, Ilario Salucci (Brescia), Catherine Samary, Riza Saygili (Istamboul), Paul Scheffer, Janick Schaufelbuehl, Cornelia Schneider, Gérard Schrack, Jean-Claude Seine, Paule Segal , Jacques Serieys,  Martine Sevegrand, François Simon, Simo (ouvrier syndiqué U.M.T- Maroc), Jeanne Singer, Evelyne Sire-Marin, Francis Sitel, Fanny Sizorn, Nicolas Smiltevich, Dominique Spick, Luc Stahl, Mylène Stambouli, Dan Stanciu (Roumanie), Annie Stasse, Jacques Soncin, Gilles de Staal,  Pierre Stambul, Christian Sunt, Maya Surduts, Pierre Sylvain, Charles Sylvestre

 

Emilio Taddei (Buenos Aires), Jean-Marc Tagliaferri , Ouarda Tamine, Philippe Tancelin, Horacio Tarcus (Buneos Aires), Jean-Michel Tarrin, Emmanuel Terray, Jacques Testart, Hillel Ticktin (Écosse), Nicole-Edith Thévenin, Thierry Thibault, Jacques Thomas, Maria Emilia Tijoux (Santiago du Chili), Stavros Tombazos (Nicosie), Dominique Thiery, Julie Timmerman, Juan Tortosa (Genève), Jacques Tourtaux, Eric Toussaint (Bruxelles), José Tovar, Josette Trat, Aurélie Trouvé, Olivier Tric, Catherine Tricot, Marcel Trillat, Aurélie Trouvé, Nelly Trumel,Franco Turigliatto (Italie),

 

Charles-André Udry (Lausanne),

 

Pierre Vanbeughen, Laurens Vancrevel (Bloemendaal), Alain Van Praet (Belgique), Patrick Vassallo, , Thomas Vasseur, Dominique Vedy, Gilles Viali, Daniel Vey, Monique Vidal, Jérome Vidal, Gérard Vidal,  Xavier Vigna, Jean Vigreux, Jean-François Vilar, Claire Villiers, Jean-Louis Violeau, Catherine Vion, Francoise Vinant,  Jean Claude Vitran , Jean-Paul Volle

 

Richard Walter, Max Watts (Sydney), Claudie Weill, Françoise Weil, Suzi Weissman (Los Angeles), Harald Wertz,  Charles Wolfe (Sydney), Karel Yon, Yannis Youlountas (Toulouse-Athènes), Dariusz Zalega (Varsovie), Ricardo Zambrano (Buenos-Aires), Pierre Zarka, Zazü, Anne Zelensky, Michèle Zémor,  Duša Zgonec,

Michel Zumkir

 

 

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A specter is hauting those who uphold the established order : the specter of May 68.

All the powers of the old world have entered into a holy alliance to exorcise this specter : Nicolas Sarkozy, Luc Ferry, Claude Allègre and their alike… Not a single one fails to the call of those who cannot forsee anotherworld but this one, indeed the end of history.
For the right-thinking France, May 68 is liable of eveything. Waving one more time the specter, Nicolas Sarkozy did not hesitate to make this France shivering. In his opinion, it is necessary to « decide if the 68 legacy has to be carried on or must be eliminated one and for all ». Saying that, he means the elimination of union rights, minimum wage, socialized salary, as well as the advances gained, among others, by the feminist struggles.
As a cartesian diver, the specter of May 68 is driven out of the closet every ten years. It is an opportunity for any kind of exorcisms and funeral orations, for first class burials and farewell ceremonies, for starchy celebrations, curses and repentances of all of those who made landfall to the system.
It is time to take back the May 68, its realities behind the myths, the May 68 of the working class (the one of the general strike and the sit-down strikes), the May 68 of the students Commune, the May 68 of the walls which take the floor, the May 68 of the barricades which close the streets while openig the route, the May 68 which paved the road for further liberations and social transformations, the May which has blown over Berlin, Praha, Mexico or Torino, whipping up hope, as well as critics on the existing world, its standards and obious facts.
What has occured afterwards was not the only possible. Common critical and discordant flashbacks will allow to uncover the hot sand under the strikes and the expectations, enlighted by this tremendous experiment whose tracks still brand our times.
Publishers, magazines, newspapers, websites, bookshops, social centers, workers foundations, cultural centers, all those try to interpret the world to transform the way it is doing. They met together and they propose to organize next Spring, altogether, a « May 68, it’s not only a beginning, it’s an emergency ».
For that purpose they released this appeal, here in Paris, but also beyond the borders.

  

   

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Mayo 68, no es sólo un comienzo.

Un espectro se cierne sobre los propietarios del orden establecido : el espectro de mayo 68.


Contra este espectro se han conjurado en santa jauría todas las potencias de la vieja Europa : Nicolas Sarkozy, Luc Ferry, Claude Allègre y otros más. No falta al llamado ninguno de los que comparten como único horizonte insuperable el mundo tal como es, y para algunos el final de la historia.
Para la Francia de la gente « respetable », el 68 es responsable de todo. Nicolas Sarkozy no dudó en hacerla estremecerse al evocar de nuevo el espectro. Para él « es necesario saber si la herencia del 68 tiene que ser perpetuada o si hay que liquidarla una vez por todas ». Esta liquidación incluye no solamente los derechos sindicales, el salario mínimo y las formas de redistribución social del ingreso, sino también las conquistas logradas, entre otros por el movimiento feminista.
Como un ludión, el espectro del 68 sale de la reserva cada diez años. Y en cada aniversario se celebran exorcismos y misas de difuntos, entierros de primera y ceremonias de adioses, festejos oficiales, imprecaciones y actos de arrepentimiento de todos los que se han aliado al orden dominante.
Ya es hora de reapropiarse el 68, las realidades tras los mitos, el 68 de los proletarios (de la huelga general y de las ocupaciones), el 68 de la comuna estudiantil, el 68 de los muros que tomaban la palabra, el 68 de las barricadas que cerraban las calles y abrían la vía, el 68 que construyó el camino de las liberaciones y de las transformaciones sociales que se lograron en los años siguientes, el 68 que sopló en Berlín, Praga, México o Torino, levantando al mismo tiempo la esperanza y la crítica del mundo realmente existente, de las normas y las evidencias.
Lo que advino no era el único horizonte posible. Reflexiones críticas, colectivas y discordantes permitirán volver a encontrar la arena caliente debajo de las huelgas y de las esperanzas, a la luz de esta experiencia fantástica que aún marca nuestro tiempo.
Editores, revistas, periódicos, sitios internet, librerías, institutos y centros de reflexión, fundaciones, espacios culturales tratan de interpretar el mundo para transformar el orden de las cosas. Se han reunido y proponen organizar conjuntamente, en la próxima primavera, un encuentro « Mayo 68 no es sólo un inicio, es una actualidad urgente ». Para eso lanzan este llamamiento, aquí y más allá de las fronteras

 
   
 

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Maggio 1968, non è soltanto un inizio…
Uno spettro ossessiona i sostenitori dell’ordine costituito : lo spettro del Maggio 1968.
Tutte le potenze del vecchio mondo si sono unite in una santa alleanza per braccare questo spettro : Nicolas Sarkozy, Luc Ferry, Claude Allègre e i loro consimili… All’appello non manca nessuno/a di coloro che hanno come unico orizzonte insormontabile il mondo così com’è, se non addirittura la fine della storia.
Per la Francia benpensante, il Maggio 1968 è responsabile di tutto. Nicolas Sarkozy non ha esitato a farla fremere agitando di nuovo quello spettro. Si tratta, secondo lui, « di sapere se l’eredità del Maggio 1968 debba essere perpetuata oppure liquidata una volta per tutte ». Nel quadro di questa liquidazione verrebbero presi di mira non soltanto i diritti sindacali, lo SMIC (salario minimo) e il salario sociale, ma anche le conquiste ottenute, tra l’altro, dalle lotte femministe.
Come un diavoletto, lo spettro del Maggio 1968 spunta fuori ogni dieci anni. È l’occasione per fare esorcismi e orazioni funebri, funerali di prima classe e cerimonie d’addio, celebrazioni compassate, imprecazioni e pentimenti di tutti i nuovi adepti del sistema.
È ora di riappropriarsi del Maggio 1968, delle realtà nascosta dietro i miti, del Maggio dei proletari (dello sciopero generale e delle occupazioni), del Maggio della Comune studentesca, del Maggio dei muri che prendono la parola, del Maggio delle barricate che chiudono le vie e aprono alla vita, del Maggio che ha spianato la strada alle liberazioni e alle trasformazioni sociali e societarie conquistate nel corso del decennio precedente, del Maggio che ha soffiato su Berlino, su Praga, su Città del Messico o su Torino suscitando la speranza ma anche la critica del mondo realmente esistente, delle regole e delle apparenze.
Ciò che è accaduto non era l’unico esito possibile. Delle riflessioni critiche collettive e discordanti permetteranno di ritrovare la brace ancora calda che cova sotto gli scioperi e le speranze, alla luce di una formidabile esperienza le cui tracce segnano ancora il nostro tempo.
Degli editori, delle riviste, dei giornali, dei siti Internet, delle librerie, degli istituti, delle fondazioni, dei luoghi e degli spazi culturali cercano di interpretare il mondo per trasformare l’ordine delle cose. Essi si sono riuniti e propongono di organizzare insieme, nella prossima primavera, un Maggio 1968, non è soltanto un inizio, ma un’attualità urgente. A tale scopo lanciano il presente appello, qui da noi e al di là delle frontiere.
 

   
 
 

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Mai 68 war nur der Anfang

Ein internationaler Aufruf

Ein Gespenst geht um unter den Herrschenden: das Gespenst des Mai 68. Alle Kräfte des alten Europa haben sich verbündet, um dieses Gespenst zu verfolgen: Nicolas Sarkozy, Luc Ferry, Claude Allègre und Ihresgleichen ... Dem Bündnis haben sich alle angeschlossen, die nicht über den Tellerrand der aktuellen Gesellschaft hinaus blicken, diejenigen, die sogar vom Ende der Geschichte träumen.

Für das konformistische Frankreich ist der Mai 68 für alles Übel verantwortlich. Nicolas Sarkozy versetzte das Land in Angst und Schrecken als er erneut das Gespenst beschwor. Ihm zufolge gehe es darum „ob das Erbe von 68 bewahrt oder ein für alle Mal entsorgt werden soll“. Diese Entsorgung betrifft nicht nur die gewerkschaftlichen Rechte, den Mindestlohn und die Sozialversicherung, sondern auch die Errungenschaften der Frauenbewegung.

Wie eine Marionette wird das Gespenst Mai 68 alle zehn Jahre wieder aus dem Schrank geholt. Dies führt zu Exorzismen und Grabreden, Beerdigungen erster Klasse und Abschiedszeremonien, zu steifen Feierlichkeiten, Verwünschungen und Reue aller Beteiligten.

Es ist höchste Zeit sich den Mai 68 wieder anzueignen, die Realitäten hinter den Mythen zu entdecken: den proletarischen Mai (des Generalstreiks und der Fabrikbesetzungen), den Mai der studentischen Commune, den Mai der beschrifteten Wände, den Mai der Barrikaden, die die Straßen sperrten, aber neue Wege freimachten. Den Mai, der die Grundlagen legte für die Befreiung und die sozialen und gesellschaftlichen Veränderungen, die im darauf folgenden Jahrzehnt erkämpft wurden. Den Mai, dessen Wind über Berlin, Prag, Mexico oder Turin wehte und der Hoffnungen weckte und Kritik ermöglichte an der Welt, ihren Normen und Selbstverständlichkeiten.

Was geschehen ist, war nicht das Unausweichliche, das einzig Mögliche. Kollektive Kehrtwendungen, kritische und verstimmte, ermöglichen es den warmen Strand unter dem Pflaster der Streiks und Erwartungen wieder zu finden, in Anbetracht dieser wundervollen Erfahrung, deren Spuren unsere Zeit immer noch prägen.

VerlegerInnen, Zeitschriften, Internetseiten, Buchhandlungen, Institute, Stiftungen, kulturelle Zentren und Räume versuchen die Welt zu interpretieren, um die Ordnung der Dinge zu verändern. Gemeinsam schlagen sie vor, im Frühjahr 2008 das Programm „Mai 68 war nur der Anfang, er ist von dringlicher Aktualität“ umzusetzten. Dazu dient dieser Aufruf, für Frankreich und anderswo. 

 

affiche-copie-1.jpg Majo 68, Ja nur estas komenco !

Spektro obsedas la starigitordotenantoj : tiu de majo 68. Ĉiuj fortoj de la malnova mondo unuiĝis en sankta alianco por ĉirkaŭpeli tiun spektron : Nicolas Sarkozy, Luc Ferry, Claude Allègre kaj fialiaj ... Mankas al la alvoko neniun el tiuj, kiuj havas nur la ekszistantan mondon samkiel nepreterpasantan horizonton aux eĉ la historiofinon .
Por bonpensanta Francio, Majo 68 responsas pri ĉio. Nicolas sarkozy ne hezitis tremigi ĝin denove agitante la spektron. Laŭ li, temas pri « scii ĉu la heritaĵo de Majo 68 devas daŭrigi plu aŭ malaperi porĉiame ». Kun tiu likvidado estus koncernataj ne nur la sindikataj rajtoj, la SMIC kaj la socialata salajro, sed ankaŭ la progresoj, kiuj, inter aliaj, la inaj luktoj gajnis.
Kiel subsupreludilo, la spektro de majo 68 eliras el la murŝrankon ĉiudekjare. Estas la okazo de ekzorcismoj kaj funebraj preĝoj, de entombigoj de unua klaso kaj adiaŭaj ceremonioj, de rigidafektaj celebradoj, de blasfemoj kaj de pentadoj de ĉiuj la samopiniuloj.
Jam estas la tempo repropriĝi  majo 68, la aĵoj malantaŭ la mitoj, la majo de la proletoj (de la ĝenerala striko kaj de la okupadoj), la majo de la studenta communumo, la majo de muroj kiuj parolas, la majo de la barikadoj kiuj fermas la straton kaj malfermas la vojon, la majo kiu pavimas la vojon de liberigoj kaj de socialaj kaj societalaj transformoj eltirataj dum la sekvanta dekjaro, la majo kiu blovekscitis Berlinon, Pragon, Meksikion aŭ Turinon, levante esperon kiel kritiko de la reala eskzistanta mondo, de la normoj kaj evidentecoj.

Tio kio okazis ne estas la ununura eblo. Kritikaj kolektivaj kaj malkonkordaj  revenoj permesos de retrovi la varman sablon sub la strikoj kaj la esperoj, je la lumo de grandega eksperimento kies spuroj ankoraŭ signas nia epoko. 
Eldonistoj, revuoj, ĵurnaloj, retpaĝoj, librejoj, intitutoj, fondaĵoj, lokoj kaj kulturaj spacoj provas interpreti la mondon por tranformi la ekzistanta ordo. 
Ili kuniĝis kaj proponas kune organizi, proksima printempe, « Majo 68, tio ne estas nur komenco, tio estas urĝa aktualeco ». Je tiu fino, ili alvokas, tie kaj trans la landlimoj.

  


Pour tout contact : contact@mai-68.org
Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /2008 00:00
Couv.-Mai-68-mont.jpg  
En finira-t-on jamais avec Mai 68 ? La droite, toujours prompte à rappeler son souvenir, s’acharne contre ce passé. Quarante ans après, elle en dénonce les traces dans la société française. L’aveu est de taille et, paradoxalement, indique bien l’ampleur et l’intensité de l’événement qui ne peut se circonscrire au seul mois de mai 1968, ni à la France du général de Gaulle. Cet ouvrage en témoigne : la déferlante fut plus large, touchant plusieurs continents, plus longue, se prolongeant jusque dans les années 1970. Avec plus de 80 contributions, La France des années 68 raconte cette fracassante époque. Sans nostalgie, les auteurs de cette « encyclopédie de la contestation » racontent et analysent ce soulèvement planétaire.
 
Multiples entrées et sujets sont proposés pour mieux comprendre : Affiches et ateliers des Beaux-Arts ; Allemagne ; Anarchismes ; Argentine ; Art et contestation ; Autogestion ; Avortement ; Cédétim ; CFDT (courants critiques de) ; CGT ; Che Guevara ; Chili ; Cinéma ; Classes sociales (débat autour des) ; Comités d’action ; Comités de soldats ; Communautés ; Commune étudiante ; Corse (La question) ; Disciplines ; Dom/Tom ; École (débats autour de) ; Écologie ; Économie (débats autour de) ; Enseignants ; Espagne ; Établissement maoïste ; Famille ; Fascistes ; Féminisme ; FO (courants critique de) ; Free Jazz ; Gauche Critique avant 68 (revues, cercles..) ; Gauche révolutionnaire avant 68 ; Grande-Bretagne ; Grèce (dictature des colonels) ; Grèves ouvrières ; Guerre d’Algérie ; Homosexualités ; Immigrés ; Irlande ; Italie (le Mai rampant) ; Jeunesse scolarisée ; Justice ; Libération ; Lip ; Luttes ouvrières après 68 ; Mexique ; Maoïsmes ; Maspero (Éditions) ; Moments clés de Mai ; Mouvements de jeunesse chrétiens ; Nationalités, nationalitaire, régionalismes ; Ordre moral ; Palestine ; Pays de l’Est ; Parti communiste français (courants critiques) ; Parti socialiste (courants critiques du) ; Parti socialiste unifié ; Paysans ; Polar post-soixante-huitard ; Pologne ; Portraits ; Portugal (Révolution des œillets) ; Prisons ; Prostituées ; Provos ; Psychanalyse ; Psychiatrie ; Radios pirates ; Renault-Cléon ; Révolution culturelle en Chine (une passion française) ; Rock&Roll ; Rodez (récit) ; Société du spectacle ; Sport (critique du) ; Surréalisme ; Théâtre ; Théâtres et arts de rue ; Trotskismes ; USA ; Vietnam ; Violence révolutionnaire…
aux éditions Syllepse www.syllepse.net
900 pages ; 30 euros
 
 
 
 
 
 
Par syllepse - Publié dans : Assez d'actions, des mots ! Livres
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 06:44
                                                                                                                                                    


Spécial soixantehuitards attardés :

Sortie lundi 21 avril

d'un disque en hommage à François Béranger


http://myspace.com/touscesmotsterribles











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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /2008 19:10


23 euros en librairie, 18 euros port compris à Acratie, l'Essart, 86310 La Bussière
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /2008 19:07

Mai 68. Regards sur les sciences sociales

 

Le 7 mai 2008, amphithéâtre 105 bd Raspail  Hall 54 bd Raspail

Mai 68. Regards sur les sciences sociales 


L'événement de Mai 68 est intervenu dans un contexte d'affirmation des sciences sociales. Il a impliqué de nombreux chercheurs de ces disciplines, engagés dans le combat des luttes sociales, intellectuelles et politiques, au plan national comme international. Fort de ces constats, une série de questions s'offre aux chercheurs qui, quarante ans plus tard, souhaitent penser l'événement et en comprendre le sens. En quoi la pratique des sciences sociales a-t-elle agi dans l'engagement de ceux qui les constituaient à la même époque ? Comment ces engagements, à rebours, modifièrent-ils les sciences sociales et leurs pratiques ? En quoi les thématiques actuelles de recherche et les nouvelles problématiques contribuent-elles enfin à la connaissance de l'événement et des controverses que suscite son quarantième anniversaire ? Des chercheurs de l'Ecole des hautes études en sciences sociales proposent quatre grandes tables rondes, introduites par une conférence de Claude Lefort, afin de relever le défi de ces questions qui intéressent la société, la politique aussi bien que les savoirs scientifiques.

 

Amphithéâtre, 105 bd Raspail (9h-13h30)

 

Ouverture, par Danièle Hervieu-Léger, EHESS

 

Présentation, par Marc Abélès, EHESS

 

9h30

 

Mai 68, un événement politique,

 

par Claude Lefort, EHESS

 

10h

 

Approches de l'événement

 

Présidence : Michelle Perrot, université de Paris 7

 

L'Histoire, par Philippe Artières, CNRS

 

La sociologie, par Jean-Louis Fabiani, EHESS

 

La sociologie des médias, par Cyril Lemieux, EHESS

 

La science politique, par Boris Gobille, Ecole normale supérieure de Lyon

 

La philosophie, par Serge Audier, université de Paris-Sorbonne

 

11 h45 Pause

 

12h

 

Acteurs, pratiques, identités

 

Présidence : Alain Touraine, EHESS

 

Ordre et forces de l'ordre par Stéphane Audouin-Rouzeau, EHESS

 

Le droit et les juristes, par Liora Israël, EHESS

 

Les murs ont la parole, par Béatrice Fraenkel, EHESS

 

Le corps, le sexe, par Georges Vigarello, EHESS

 

Les savoirs religieux à l'épreuve de mai 68, par Denis Pelletier, EPHE

 

 

 

Hall, 54 bd Raspail (15h-19h)

 

Engagements et savoirs

 

15h

 

Présidence : Vincent Duclert, EHESS

 

 

La liberté, par Emmanuel Terray, EHESS

 

La langue, la linguistique et les sciences sociales, par Pierre Encrevé, EHESS

 

Pratiques savantes et intellectuelles, par Françoise Balibar, université de Paris 7

 

La recherche et les chercheurs, par Jean-Marc Lévy-Leblond, université de Nice-Sophia Antipolis

 

16h45 Pause

 

17h

 

Présidence : Christophe Prochasson, EHESS

 

Le social, par Michelle Perrot, université de Paris 7

 

L'usine, par Nicolas Hatzfeld, université d'Evry-IDHE

 

Le féminisme de la seconde vague, par Rose-Marie Lagrave, EHESS

 

« Un vin nouveau dans des outres anciennes », par Alain Touraine, EHESS

 

18h45

 

Un regard sur les enseignements de la VIe section de l'EPHE, par Perrine Simon-Nahum, CNRS

 

Organisation EHESS : Marc Abélès, Vincent Duclert, Christophe Prochasson, avec le soutien du groupe AHMOC et des Cercles de formation (Rita Hermon-Belot)

 

 

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Lundi 28 avril 2008 1 28 /04 /2008 23:05

La librairie Le Presse-Papier .

mai 2008

Vendredi 16 mai à partir de 18h00

Didier Daeninckx et Patrick Silberstein

pour
Camarade de classe
et La France des années 68

28 avenue Gabriel Péri 95100 Argenteuil.
tél 01 39 61 93 95.

 

 

Projection

de l’an 01

le 23 mai

à la MJC

20H30

retrouvez les infos sur le site de la librairie : lepressepapier.com


expo

d’affi ches

Lectures

de slogans

pour les

prochaines

révolutions

en fi nira-t-on jamais avec Mai 68 ?

Dédicaces lectures débats

 

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Lundi 28 avril 2008 1 28 /04 /2008 22:53

Présentation de
LA FRANCE DES ANNEES 68 -

 

  AVEC PATRICK SILBERSTEIN 


MERCREDI 14 mai à 19 H


Librairie L'OEIL AU VERT
59 rue de l'Amiral Mouchez
75013 PARIS

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Lundi 28 avril 2008 1 28 /04 /2008 18:16

Mai 68 en 2008

 

40ANS D'UNE CONTESTATION
HISTORIQUE AU CINEMA


ON ARRETE TOUT ET ON RECOMMENCE
!"

Du 3 mai au 20 juin 2008

25 films, 9 invités, 16 rencontres

dans le réseau des salles de cinéma
publiques du Val-de-Marne

CALENDRIER

 

 





3 mai

Ivry/Seine

. 19h Atelier ACRIF

Filmer la France.

 21h

Oser lutter, oser vaincre (suivi d’un débat avec JP Thorn), précédé de Sochaux 11 juin 68



7 mai

  Vitry/Seine

Le Premier venu (36 ans après L’An 01). Rencontre avec des membres de l’équipe du film.

Film précédé de la présentation d’extraits de

L’An 01, commentés par Hélène Fleckinger.


13 mai

  Vitry/Seine

20h

Silence dans la vallée, précédé de Le 1er mai à Saint-Nazaire
(court métrage). En présence de Marcel Trillat. Soirée ATTAC.


15 mai

      L’Haÿ-les-Roses

20h30

Les Amants réguliers. Film présenté par Thierry Jousse.


19 mai

      Le Perreux/Marne

20h45

Mourir à trente ans


20 mai

    L’Haÿ-les-Roses

Oser lutter, oser vaincre (suivi d’un débat avec JP Thorn). Film précédé de Mai 68, ils en parlent aujourd’hui (court métrage).

21h

Mourir à trente ans


24 mai

 Arceuil

Les Lip, l’imagination au pouvoir (suivi d’un débat avec Christian Rouaud et Dimitri Vezyroglou). Film précédé de Wonder 68.


27 mai

      Vitry/Seine
20 h.

F.H.A.R., Wonder 68, Off the Pig, Ciné-tracts, Mikono, Sorcières camarades, La vraie vie est ailleurs

Intervalles entre les films animés par Claudine Lepallec-Marrand et Hélène Fleckinger.


29 mai

    Créteil (Centre M. Rebérioux) 
 20h30

Conférence débat extraits de films,
avec Bernard Pudal, proposée par l’IHOVAM.


29 mai

    L’Haÿ-les-Roses

21h

Mai 68 (sous réserve) ou 68 (suivi d’un débat avec Alain Geismar)


30 mai

 Bonneuil/Marne
19h buffet

. 20h30 courts métrages (1h10) :

F.H.A.R., Wonder 68, Un printemps val-de-marnais pas comme les autres, Ciné-tracts


30 mai

    Bonneuil/Marne

L’An 01 (suivi d’un débat avec Hélène Fleckinger)


30 mai

  Créteil (La Lucarne)

. 20h45

Les Innocents (suivi d’un débat avec Thierry Jousse)


30 mai

Chevilly-Larue

. 21h

Milou en mai


31 mai

Bonneuil/Marne

L’An 01 (suivi d’un débat avec Hélène Fleckinger)


31 mai

   Créteil (La Lucarne)
16h  Les Amants réguliers.


1er juin

  Créteil (La Lucarne)

18h  Les Amants réguliers


6 juin

  Chamigny sur marne 
L’An 01. Film précédé des Trois quarts de la vie (court métrage).
21h

Oser lutter, oser vaincre
(suivi d’un débat avec JP Thorn).
Film précédé de
Sochaux 11 juin 68
(court métrage)


6 juin

  Choisy-le-Roi

. 20h30 L ’An 01. Film précédé des Trois quarts de la vie (court métrage)


13 juin

  Champigny/Marne

20h45 courts métrages Féminismes :

F.H.A.R., Wonder 68, Classe de lutte (suivi d’un débat avec Dimitri Vezyroglou et une représentante

du mouvement féministe)


20 juin

Choisy-le-Roi

. 20h30  Zabriskie Point
(suivi d’un débat avec Thierry Jousse).


Retrouvez tout le programmesur

www.cinemapublic.org


Renseignements :

 

  accueil@cinemapublic.org / 01 42 26 02 06

Cinéma Public, réseau des salles publiques de cinéma du Val-de-Marne

MAINTENANT PLUS QUE JAMAIS
POUR UN CINÉMA DE SERVICE PUBLIC

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Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /2008 10:12

Mai ‘blues

 

Mai ‘blues

N’a pas de papiers

Il traine dans la rue

Mai ‘blues

Est condamné

A être un exclu

Mai ‘blues

Ne comprends pas tout

De ce qui se joue, de ce qui se perd

Mai ‘blues

Et avant tout

Qu’une brindille, une poussière

 

Et ça dérange qui, la mémoire

D’un mois de Mai

D’un mois d’espoir

 

Mai ‘blues

Veux bien y croire

A plus tu bosses, plus tu prends

Mai ‘blues

Sait que c’est de l’histoire

Son père est l’exemple vivant

Mai ‘blues

Il n’y croit plus

A leurs paroles atomiques

Mai ‘blues

Donne sa sueur

Pour toucher même pas le smic

 

Et ça dérange qui, la mémoire

D’un mois de Mai

D’un mois d’espoir

 

Mai ‘blues

Rêve d’une idée

Qui pourrait changer sa vie

Mai ‘blues

Rêve d’un Mai

Ou le muguet enfin fleurit

Mai ‘blues

Est prêt à tout

Pour que le bonheur s’installe enfin

Mai ‘blues

N’a qu’un envie

Vivre mieux, vivre bien

 

 

Et ça dérange qui, la mémoire

D’un mois de Mai

D’un mois d’espoir

 

 

Denis Carnevali

Par mai - Publié dans : Assez d'actions, des mots ! Libres opinions
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Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /2008 18:31



Sous les pavés, la plage,
11 mai 1968, Quartier latin ;
cop. Gérard-Aimé/Rapho;
colorisation Jean-Luc Ruault







exposition:
"Mots de mai, mai encore : 1968 en images et slogans",

40 photographies de Gérard-Aimé
 du 2 mai au 28 juin 2008 .

bibliothèque Elsa Triolet, 102 av. Jean Lolive, 93500 Pantin.
(Tel: 01 49 15 45 04, M° Hoche)

vendredi 16 mai à 19 h:
débat 
avec Jean-Pierre Duteuil, auteur du livre: Nanterre 68 : vers le mouvement du 22 mars
 (éd. Acratie,
1988) et Gérard-Aimé qui a illustré l'ouvrage.

Etudiant à Nanterre, militant puis photographe professionnel et co-fondateur de l’agence de presse Fotolib ( première agence photo liée à Libération), Gérard-Aimé a tenu de l’intérieur la chronique en images , dès 1965, de la montée en puissance de la contestation sur le campus universitaire avant d'immortaliser "Mai 68" à Paris.
(http://gerard-aime.neteyes.fr/; archives en diffusion à l’agence Rapho http://www.eyedea.fr/ )


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Par mai - Publié dans : A voir, Images et sons
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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /2008 20:26


Offensive 18 - Courant Alternatif HS13
Trimestriel d'offensive libertaire et sociale
Spécial 68 - Mai encore !
52 pages - 23 x 32 cm - Mai 2008 - 5 euros
Parution : 30 avril 2008
















Sommaire

Sous les pavés
4-7 Une lutte internationale (Etats-unis, Allemagne, Italie, Pays-bas, Espagne, Japon)
8-9 Mexico 68, on ne méconnaît pas que le nombre de cadavres
10-11 Tout allait bien ? La France avant 68
12-14 Des luttes ouvrières annonciatrices

Mai 68
15-18 Ce n'est qu'un début... Du 2 au 13 mai, les luttes étudiantes
19-22 Grève générale ! Du 14 au 24 mai
23-25 Résistance à la reprise, du 25 mai à fin juin

L'imagination prend le pouvoir
26-28 La terre à ceux qui la travaillent autour du mouvement paysan en 68 (interview de deux paysans nantais)
29-31 Le comité d'action Citroën
32-34 Mai à Saclay, à propos de l'autogestion

Continuons le débat
35-37 Mai 68 et ses vies ultérieures (interview Kristin Ross)
38-39 Des mythes à détruire
40-42 68-86 un mouvement étudiant peut en cacher un autre !
43-45 Mai 68 en héritage
46-47 De l'optimisme aveuglant
48-51 Contre la commémoration

Edito
MAI 68 a été transformé en cliché. Son lieu serait unique, ses acteurs toujours les mêmes, ses formes identiques. Sur le cliché, on y voit les mêmes gestes : jetés de pavés et barricades, joutes oratoires et conflit de générations, jeunes qui s'embrassent dans le quartier Latin... Il est pourtant, comme tout mouvement, complexe et traversé de courants opposés. Dans ce paysage, les comités d'actions, les organisations politiques, le mouvement paysan sont portés disparus. Mai 68 devient l'affaire de vedettes, du ministre Kouchner à l'éditorialiste July. On préfère les historiettes où l'on se met en scène plutôt que de s'intéresser au comité d'action Citroën, à la stratégie des trotskistes ou des anarchistes...

Quel fut le rôle des syndicats ? L'impact des comités de base ? Pourquoi Mai 68 n'a pas réussi à renverser le capitalisme gaulliste ? Autant de questions si importantes à l'époque qui ne souffrent d'aucune analyse aujourd'hui. Des interrogations jugées désuètes. Car l'analyse de 68 n'existe qu'à travers les enjeux actuels. L'idée farfelue que l'on puisse changer le monde, faire la révolution est alors battue en brèche : un coup, on nous explique que « le contexte a changé, on était jeunes et fous », une autre fois que « l'échec de Mai 68 est de ne pas s'être transformé en conquête électorale » ou encore «qu'à l'époque, on ne se rendait pas compte que les vrais problèmes étaient dans le tiers-monde ». Autant de remarques qui balaient d'un coup les velléités révolutionnaires actuelles, la dénonciation en 68 de la sortie électorale proposée par De Gaulle (et avalisée par le PCF) et pour finir les luttes anti-impérialistes si intenses avant le joli mois de Mai.

Personne non plus pour souligner la place importante de la critique de la hiérarchie - du petit chef d'atelier aux enseignants en passant par les « pères-la-morale » - qui exprime tant le refus d'être un pion soumis aux desiderata du capitalisme. «Contrairement aux "révolutions" précédentes, ce n'est pas la superstructure politique qui a vacillé le plus, mais le fondement même de l'ordre social, l'autorité » explique Jean-Pierre Duteuil (Mai 68, un mouvement politique, Acratie, 2008).

En lisant ce qu'on nous conte sur 68, on ne sait pas non plus pourquoi des millions de personnes se sont mises en grève. L'article de Viansson-Ponté dans Le Monde du 15 mars 1968 « La France s'ennuie » (!) semble encore servir de base à la réflexion actuelle. Opportunément, on oublie de préciser que ce fut « l'unique insurrection "générale" qu'aient connu les pays occidentaux surdéveloppés depuis la Seconde Guerre mondiale » (Mai 68 et ses vies ultérieures, Kristin Ross, Complexe, 2005, p. 10). Personne -ou presque - pour parler des occupations d'usine de la Rodhiaceta à Besançon, des jacqueries à Caen qui secouent la France avant Mai. Quant à la « libération sexuelle », elle est réduite à une volonté de libertinage, en oubliant la critique de la famille triangulaire. En vidant Mai 68 de sa portée révolutionnaire, on ne parle plus d'opposition à la société capitaliste mais d'un événement conduisant la France vers la modernité, allant dans le sens de l'Histoire. Ainsi, on a habilement divisé le culturel du politique comme on sépare le bon grain de l'ivraie. Dans ce méli-mélo, on fait la part belle aux aspects culturels et festifs de 68 (tout en les vidant de leurs contenus subversifs). On interprète, on glose sur ses conséquences supposées sans en connaître les faits. On mélange tout : les luttes écologistes, la minijupe, l'antipsychiatrie... Tout est 68, et finalement 68 n'est plus rien.

Il était donc bien nécessaire que Courant Alternatif et Offensive s'associent pour éditer un numéro commun sur Mai 68 en s'emparant de toutes ces questions. Mai 68 nous intéresse parce que nous sommes militants, comme les révoltés du printemps 68, nous pensons qu'il est plus que jamais nécessaire d'en finir avec cette société capitaliste. Nous avons donc voulu, sans chercher des parallèles impossibles avec aujourd'hui, comprendre un événement de l'histoire révolutionnaire afin d'être mieux armés pour les luttes à venir.

OCL/OLS, avril 2008

Par mai - Publié dans : Assez d'actions, des mots ! Revues
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