Passage à l’Action - Studio Grand Action - Paris

Publié le par mai

Cinéma Grand Action
5 rue des Écoles, 75005 Paris

http://www.legrandaction.com/


Du 7 au mai 2008


À partir d'une étincelle étudiante, mai 68 fût la plus grande grève ouvrière que la France ait jamais connue. Toutes les professions rejoignaient le mouvement, chemineaux, postiers, paysans, cadres et même les footballeurs. Seules les salles de cinéma continuaient de projeter des films. Le cinéaste Jean-Luc Godard utilise cet exemple pour démontrer l'importance qu'ont les images dans notre société. L'essence pouvait manquer à la pompe mais les projecteurs des salles obscures continuaient de tourner. Le festival de Cannes fut arrêté mais de jeunes cinéastes armés de caméras légères s'organisaient en Ateliers de Recherches ou en États Généraux pour filmer le mouvement et rendre compte par le cinéma, par un cinéma militant et direct, ce qu'était ce printemps de tous les possibles (Joli mois de mai, Le droit à la parole, Osez lutter Oser vaincre, Comité d'action 13e, etc...). Cet événement historique a, dés son début, été l'objet de films. Puis, avec le recul, ce fut au tour de la fiction de s'emparer de l'histoire (Milou en mai), au documentaire rétrospectif (Le fond de l'air est rouge, 68) ou intimiste (Mourir à trente ans). Le cinéma aurait même pressenti mai 68 (Playtime, La chinoise). Ce fut une période de rêve général qui se prolongea tout au long des années 70 avec des combats toujours d'actualités comme l'écologie (L'an 01), l'autogestion (Tout va bien) ou la place des femmes dans la société (Mais qu'est ce qu'elles veulent ?).
Le mai 68 français a eu cette particularité d'être un mouvement général de la société mais cette année fût, dans le monde entier, une onde de choc. Des campus américains jusqu'au Japon (Nuit et brouillard au Japon), des maquis Boliviens aux rizières vietnamiennes mais aussi dans les pays du bloc soviétique où par exemple à Prague un grand mouvement d'espoir et de liberté fût réprimé par les chars du pacte de Varsovie en août 1968 (La plaisanterie, La fêtes et les invités, La confusion, Joseph Kilian). Révolution ratée pour certain, réussie pour d'autres, porteuse de modernité ou perte des repères, mai 68 est incontestablement l'événement qui changea tout dans les mœurs de nos sociétés modernes.
À travers des films de fictions, des documentaires, des films rétrospectifs ou d'époques, à travers une exposition sur la figuration narrative et grâce aux nombreux débats qui suivront les séances de 20h (en présence de Patrick Rotman, Alain Bergala, Anne Wiazemsky, Romain Goupil, Coline Serreau, Jean-Pierre Thorn, Jean-Marcel Bouguereau, Stéphane Goudet, David Faroult, JA Liehm, Patrick Silberstein,...), nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir ce moment de l'histoire contemporaine et son traitement par le cinéma.


Mercredi 7 mai - 20h

La Chinoise Jean-Luc Godard
Projection et débat en présence d'Alain Bergala, critique
et Anne Wiazemsky, écrivain et actrice.
La rencontre sera suivie d'un cocktail à l'occasion de l'accrochage de l'exposition sur la figuration narrative.

 

 

 


Vendredi 9 mai - 20h

L'as de pique de Milos Forman
Projection et débat en présence de J.A. Liehm, critique.
Complément de programme avec le court-métrage de Pavel Juracek Josef Kilian, 1963.



Samedi 10 mai - 20h

Les amours d'une blonde de Milos Forman
Projection et débat en présence de J.A. Liehm.
Complément de programme avec le documentaire d'Evald Schorm La confusion, 1990.



Dimanche 11 mai - 14h, 16h45, 18h30, 20h15, 22h

Mais qu'est ce qu'elles veulent ? de Coline Serreau,
14 h Projection débat en présence de Coline Serreau


Lundi 12 mai - 20 h

Tout va bien de JL Godard et JP Gorin
Projection et débat en présence de David Faroult, maître de conférence à l'Université de Marne la Vallée complément de programme avec le documentaire de Nicolas Stern D'un bout à l'autre de la chaîne, 1978.



Mardi 13 mai,
L'an 01 séance à 14h30


Mercredi 14 mai - 20 h

Mourir à 30 ans de Romain Goupil
Projection et débat en présence de Romain Goupil


Jeudi 15 mai 20h

Playtime de Jacques Tati
Projection et débat en présence de Stéphane Goudet,
directeur du cinéma Le Méliès.



Vendredi 16 mai - 18h30

68 de Patrick Rotman
Rencontre et signature à la librairie Dédale (4ter, rue des écoles)
avec Patrick et Charlotte Rotman pour leur livre aux éditions du Seuil : Les années 68.

21h : Projection et débat en présence de Patrick et Charlotte Rotman.


Samedi 17 mai - 19 h

Le Fond de l'air est rouge de Chris Marker
Projection et débat en présence de Patrick Silberstein,
co-animateur de site mai-68.org
et co-auteur de La France des années 68 aux éditions Syllepse.

Dimanche 18 mai - 19h30

Berlin 68 de Michel Andrieu et Jacques Kébadian,
Comité d'action du 13e de Renan Pollès
et La reprise du travail aux usines Wonder de Jacques Willemont
Projection et débat en présence des réalisateurs de l'ARC
et de Jean-Marcel Bouguereau, journaliste


Lundi 19 mai - 20h30

Joli mois de mai de Jean-Denis Bonan, Nathalie Perret et Renan Pollès
et Oser lutter Oser vaincre de Jean-Pierre Thorn.
Projection et débat en présence de Jean-Pierre Thorn, réalisateur
et Jean-Marcel Bouguereau, journaliste.


et aussi

Milou en mai de Louis Malle
L'an 01 de Doillon, Gébé, Renais et Jean Rouch
Le droit à la parole de Michel Andrieu et Jacques Kébadian
Brigadier Mikono de Jean-Michel Humeau
Nuit et Brouillard au Japon d'Oshima.

 



 

Publié dans Cinéma enragé

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