aux éditions Syllepse www.syllepse.net
900 pages ; 30 euros
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Coll. Temps critiques - 372 pages - 33,50
€ - Remise 22 €
Mai 68 est d’abord un événement singulier, ni répétition des révolutions du passé, ni anticipation d’un futur déjà théorisé. Soudaine irruption du refus de l’existant et de sa reproduction, Mai 68 constitue un moment historique qui réalise la conjonction unique de deux mouvements de lutte jusque-là séparés. D’une part la contestation de toutes les institutions et des rôles traditionnels tenus par l’individu, d’autre part la mise en cause de la centralité du travail.
Il n’y a pas deux Mai 68. Un « Mai étudiant » puis un « Mai ouvrier ». Le premier étant « petit bourgeois » pour l’idéologie prolétarienne ou bien « hédoniste et libertaire » pour l’imagerie médiatique ; le second étant la manifestation de la puissance de la classe ouvrière dans « la plus grande grève de son histoire » ou bien la matrice de la libération des désirs des salariés et leur quête effrénée de satisfactions dans la société de consommation et de communication. Cette représentation, déjà active dès les lendemains de l’événement, n’a fait que se renforcer jusqu’à constituer aujourd’hui le « socle du savoir commun » sur Mai 68, celui qui est diffusé dans les manuels scolaires et ressassé dans les conversations courantes. Nous avançons ici l’unité de Mai 68. Unité de l’événement partout où il s’est exprimé ; unité du mouvement réel qui s’est manifestée sous ses habillages gauchistes, conseillistes ou anarchistes.
Le mouvement révolutionnaire en Italie a été justement qualifié de « Mai rampant » non seulement parce qu’il court sur la décennie 1968-78, mais surtout parce qu’il comporte les deux dimensions historiques concentrées en France sur deux mois : la fin du cycle des révolutions prolétariennes et l’émergence d’une ère de révolutions à titre humain.
Au prix avec remise 22 € + 3 € de port
(nous consulter pour l’expédition à l’étranger)
Chèque à adresser à Jacques Wajnsztejn
11 rue Chavanne 69001 Lyon
Ce retour aux sources se veut une invitation à la redécouverte du mouvement tel qu'il fut vécu et rêvé. Toute une quête d'utopie à travers des slogans d'affiches, des phrases cultes... Au-delà des slogans les plus connus, repris régulièrement dans les médias, l'auteur nous fera découvrir les aspects moins connus de cet événement social et culturel majeur du XXe siècle dont nous fêterons bientôt le 40e anniversaire.
Classés en dix chapitres, les slogans illustreront les révoltes des étudiants, des ouvriers, des intellectuels et des paysans à travers un découpage thématique.
L'auteur : Jean-Philippe Legois est archiviste et historien, directeur de la Mission CAARME (vers la création, à Reims, d'un Centre d'animation, d'archives et de recherhes sur les mouvements étudiants), membre du GERME (Groupe d'études et de recherche sur les mouvements étudiants). Il anime un séminaire de recherche à Sciences-Po Paris sur « Les mouvements étudiants des années 68 ». A co-coordonné avec Alain Monchablon et Robi Morder Cent ans de mouvements étudiants (éditions Syllepse, 2007) et coordonne la sortie prochaine d'un ouvrage collectif Nouveaux regards sur le mai étudiant : à la redécouverte des mouvements étudiants des années 68 , toujours dans la collection Germe des éditions Syllepse.
Pour en savoir plus : www.caarme.fr ou www.germe.info
Parution le 20 mars 2008 - 160 pages - 2,90 €
ISBN : 978-2-7540-0777-1
De 1966 à la fin des
années soixante-dix, de nombreuses expériences théâtrales et cinématographiques, inscrites au cœur des mouvements sociaux et politiques, ont revendiqué un clair dessein militant. Aux côtés ou au
service, entre autres, du monde ouvrier, des immigrés, des prisonniers, des luttes d'émancipation, solidaires des combats de libération nationale, ces formes ont épousé les modes de contestation
propres à cette époque, les idéologies et les espérances qui animaient les mouvements révolutionnaires. Il s'agissait alors de participer directement aux luttes, d'en être le reflet ou l'un des
instruments, conformément en cela aux multiples manifestations artistiques militantes du XXe siècle.
CONTRIBUTIONS :
F. Albera (prof. d'hist. du cinéma, écrit sur le cinéma soviétique), C. Alranq (acteur de th. occitan, auteur, metteur en scène), J. Boal (travaille avec Ambaata, groupe de Th. de l'Opprimé), A.
Benedetto (acteur, auteur, directeur du Th. des Carmes à Avignon), A. Pier-Chenot (metteur en scène et comédienne, co-auteur de pièces pour le Th. du Levant), G. Clancy (poète et prof. de philo),
J. Cramesnil (ouvrage sur la Cartoucherie de Vincennes), A. Cuisset (recherches sur la scène américaine contemp.), B. Faivre (comédien et dramaturge au Th. de l'Aquarium, maître de conf.), J. de
Faramond (thèse sur la revue Travail théâtral), D. Faroult (scénariste et réalisateur de plusieurs films autour de mai 68), H. Fleckinger (recherches sur le cinéma militant féministe, gay et
lesbien), J. Kergrist (a créé le Th. National Portatif et son clown atomique), J.-M. Lachaud (doct. en philo., lettres et sciences humaines, prof. d'esthétique), S. Layerle (thèse sur les films
témoins de Mai 68), G. Leblanc (prof. à Louis Lumière), O. Maillart (prof. agrégé, travaille sur les représentations du fascisme dans le cinéma italien), F. Matonti (prof. de science politique,
travaille sur les intellectuels communistes et l'histoire sociale des idées), O. Neveux (maître de conf. en arts du spectacle, enseigne à l'ENSATT), H. Raymond (thèse sur Le cinéma politique en
France), P. Tancelin (poète, prof. d'esthétique, auteur, comédien), L. Veray (maître de conf. en études ciném., président de l'Association française de recherche sur l'histoire du cinéma), E.
Wallon (prof. de sociologie politique, rédacteur pour Temps Modernes et Etudes théâtrales).
ISBN : 978-2-912877-63-5
Prix public TTC : 30 euros
Format : 15 x 21cm, 464 page
Caen 68

L’ouvrage :
toutes les fonctionnalités d’un bel agenda de bureau (plannings 2007 et 2008, dates des vacances scolaires, notes, semainiers, etc.) en même temps qu’un beau livre à déguster tout au long
de l’année : une histoire et une anthologie de Mai 68 en France et dans le monde. 168 pages, format 20 x 20 cm, reliure cartonnée, tranchefile, signet.
J’avais 20 ans en 68
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68, une histoire collective (1962-1981)
Sous la direction de Michelle ZANCARINI-FOURNEL et Philippe ARTIÈRES
Site internet associé au livre : (en cours d'élaboration) http://68histoirecollective.editionsladecouverte.fr/
Mai 68 demeure l’un des moments de l’histoire contemporaine de la France qui suscitent les plus vifs débats : magnifiées par certains, accusées par d’autres des pires maux d’aujourd’hui, les « années 68 » dérangent autant qu’elles fascinent. Elles restent pourtant largement méconnues – d’autant plus qu’on ne retient de 68 que son fameux mois de mai, les barricades du Quartier latin et l’occupation de la Sorbonne. Or ces scènes participent d’un paysage beaucoup plus vaste, à Paris, en province, en Europe et dans le monde. Surtout, on ne peut comprendre ce « moment 68 » sans examiner la longue séquence historique dans laquelle il s’inscrit, de la fin de la guerre d’Algérie en 1962 à l’élection de François Mitterrand en 1981, de la révolution cubaine à la révolution iranienne.
Cet ouvrage collectif invite pour la première fois le lecteur à parcourir l’histoire de ces vingt années qui ont transformé la société française. Il rend accessible
les travaux de recherches historiques les plus novateurs ainsi que l’exploitation de nombreuses sources inédites (archives des organisations politiques et syndicales, de la police, fonds
privés, etc.). Ce grand récit fait apparaître un autre visage de 68 : le lecteur découvrira ainsi que la question sociale – les grèves ouvrières, mais aussi les luttes des femmes et des
immigrés – occupe une place tout aussi centrale que la mobilisation des étudiants, et que le monde rural et les villes de province participent autant, voire plus, que Paris à
l’effervescence qui gagne alors le pays.
Acteurs anonymes et célèbres, lieux connus et inconnus, objets de la culture matérielle et artistique s’animent et se côtoient pour nourrir cette histoire
polyphonique qui touche aussi bien l’urbanisme que le corps, la vie intellectuelle que la condition ouvrière, le cinéma que l’économie. Ce paysage recomposé donne à voir l’intensité des
débats politiques, ainsi que l’incroyable diversité des luttes et des aspirations dont ces années furent le théâtre.
Avec 92 photos inédites.
Mise en vente : 14/02/2008
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