Assez d'actions, des mots ! Livres

Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /2008 00:00
Couv.-Mai-68-mont.jpg  
En finira-t-on jamais avec Mai 68 ? La droite, toujours prompte à rappeler son souvenir, s’acharne contre ce passé. Quarante ans après, elle en dénonce les traces dans la société française. L’aveu est de taille et, paradoxalement, indique bien l’ampleur et l’intensité de l’événement qui ne peut se circonscrire au seul mois de mai 1968, ni à la France du général de Gaulle. Cet ouvrage en témoigne : la déferlante fut plus large, touchant plusieurs continents, plus longue, se prolongeant jusque dans les années 1970. Avec plus de 80 contributions, La France des années 68 raconte cette fracassante époque. Sans nostalgie, les auteurs de cette « encyclopédie de la contestation » racontent et analysent ce soulèvement planétaire.
 
Multiples entrées et sujets sont proposés pour mieux comprendre : Affiches et ateliers des Beaux-Arts ; Allemagne ; Anarchismes ; Argentine ; Art et contestation ; Autogestion ; Avortement ; Cédétim ; CFDT (courants critiques de) ; CGT ; Che Guevara ; Chili ; Cinéma ; Classes sociales (débat autour des) ; Comités d’action ; Comités de soldats ; Communautés ; Commune étudiante ; Corse (La question) ; Disciplines ; Dom/Tom ; École (débats autour de) ; Écologie ; Économie (débats autour de) ; Enseignants ; Espagne ; Établissement maoïste ; Famille ; Fascistes ; Féminisme ; FO (courants critique de) ; Free Jazz ; Gauche Critique avant 68 (revues, cercles..) ; Gauche révolutionnaire avant 68 ; Grande-Bretagne ; Grèce (dictature des colonels) ; Grèves ouvrières ; Guerre d’Algérie ; Homosexualités ; Immigrés ; Irlande ; Italie (le Mai rampant) ; Jeunesse scolarisée ; Justice ; Libération ; Lip ; Luttes ouvrières après 68 ; Mexique ; Maoïsmes ; Maspero (Éditions) ; Moments clés de Mai ; Mouvements de jeunesse chrétiens ; Nationalités, nationalitaire, régionalismes ; Ordre moral ; Palestine ; Pays de l’Est ; Parti communiste français (courants critiques) ; Parti socialiste (courants critiques du) ; Parti socialiste unifié ; Paysans ; Polar post-soixante-huitard ; Pologne ; Portraits ; Portugal (Révolution des œillets) ; Prisons ; Prostituées ; Provos ; Psychanalyse ; Psychiatrie ; Radios pirates ; Renault-Cléon ; Révolution culturelle en Chine (une passion française) ; Rock&Roll ; Rodez (récit) ; Société du spectacle ; Sport (critique du) ; Surréalisme ; Théâtre ; Théâtres et arts de rue ; Trotskismes ; USA ; Vietnam ; Violence révolutionnaire…
aux éditions Syllepse www.syllepse.net
900 pages ; 30 euros
 
 
 
 
 
 
Par syllepse - Publié dans : Assez d'actions, des mots ! Livres
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /2008 19:10


23 euros en librairie, 18 euros port compris à Acratie, l'Essart, 86310 La Bussière
Par mai - Publié dans : Assez d'actions, des mots ! Livres
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Mardi 8 avril 2008 2 08 /04 /2008 17:44

Jacques GUIGOU et Jacques WAJNSZTEJN

 

Mai 68 et le Mai rampant italien

 

L’Harmattan


Coll. Temps critiques  -  372 pages -  33,50 €  -  Remise 22 €
 

 

 

Mai 68 est d’abord un événement singulier, ni répétition des révolutions du passé, ni anticipation d’un futur déjà théorisé. Soudaine irruption du refus de l’existant et de sa reproduction, Mai 68 constitue un moment historique qui réalise la conjonction unique de deux mouvements de lutte jusque-là séparés. D’une part la contestation de toutes les institutions et des rôles traditionnels tenus par l’individu, d’autre part la mise en cause de la centralité du travail.

Il n’y a pas deux Mai 68. Un « Mai étudiant » puis un « Mai ouvrier ». Le premier étant « petit bourgeois » pour l’idéologie prolétarienne ou bien « hédoniste et libertaire » pour l’imagerie médiatique ; le second étant la manifestation de la puissance de la classe ouvrière dans « la plus grande grève de son histoire » ou bien la matrice de la libération des désirs des salariés et leur quête effrénée de satisfactions dans la société de consommation et de communication. Cette représentation, déjà active dès les lendemains de l’événement, n’a fait que se renforcer jusqu’à constituer aujourd’hui le « socle du savoir commun » sur Mai 68, celui qui est diffusé dans les manuels scolaires et ressassé dans les conversations courantes. Nous avançons ici l’unité de Mai 68. Unité de l’événement partout où il s’est exprimé ; unité du mouvement réel qui s’est manifestée sous ses habillages gauchistes, conseillistes ou anarchistes.

Le mouvement révolutionnaire en Italie a été justement qualifié de « Mai rampant » non seulement parce qu’il court sur la décennie 1968-78, mais surtout parce qu’il comporte les deux dimensions historiques concentrées en France sur deux mois : la fin du cycle des révolutions prolétariennes et l’émergence d’une ère de révolutions à titre humain.

 

 

Commande aux auteurs

Au prix avec remise  22 € + 3 € de port

(nous consulter pour l’expédition à l’étranger)

Chèque à adresser à   Jacques Wajnsztejn

11 rue Chavanne      69001 Lyon

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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /2008 18:17
Le Petit Livre – Les Slogans de 68
Jean-Philippe Legois
 
Plus de 100 slogans classés par thème : action, éducation, libération sexuelle, liberté, utopie, révolution, travail, héritages, auto-contestation...

Celles et ceux qui ont vécu le séisme 68 ainsi que toutes les autres générations retrouveront ces phrases qui ont fait le tour du Monde et en ont fait rêver plus d'un !

Ce retour aux sources se veut une invitation à la redécouverte du mouvement tel qu'il fut vécu et rêvé. Toute une quête d'utopie à travers des slogans d'affiches, des phrases cultes... Au-delà des slogans les plus connus, repris régulièrement dans les médias, l'auteur nous fera découvrir les aspects moins connus de cet événement social et culturel majeur du XXe siècle dont nous fêterons bientôt le 40e anniversaire.

Classés en dix chapitres, les slogans illustreront les révoltes des étudiants, des ouvriers, des intellectuels et des paysans à travers un découpage thématique.

   

 

L'auteur : Jean-Philippe Legois est archiviste et historien, directeur de la Mission CAARME (vers la création, à Reims, d'un Centre d'animation, d'archives et de recherhes sur les mouvements étudiants), membre du GERME (Groupe d'études et de recherche sur les mouvements étudiants). Il anime un séminaire de recherche à Sciences-Po Paris sur « Les mouvements étudiants des années 68 ». A co-coordonné avec Alain Monchablon et Robi Morder Cent ans de mouvements étudiants (éditions Syllepse, 2007) et coordonne la sortie prochaine d'un ouvrage collectif Nouveaux regards sur le mai étudiant : à la redécouverte des mouvements étudiants des années 68 , toujours dans la collection Germe des éditions Syllepse.

 


Pour en savoir plus : www.caarme.fr  ou www.germe.info

 

Parution le 20 mars 2008 - 160 pages - 2,90 €

ISBN : 978-2-7540-0777-1

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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /2008 17:00
CouvHistSpectacleMlitant-copie-3.jpg De 1966 à la fin des années soixante-dix, de nombreuses expériences théâtrales et cinématographiques, inscrites au cœur des mouvements sociaux et politiques, ont revendiqué un clair dessein militant. Aux côtés ou au service, entre autres, du monde ouvrier, des immigrés, des prisonniers, des luttes d'émancipation, solidaires des combats de libération nationale, ces formes ont épousé les modes de contestation propres à cette époque, les idéologies et les espérances qui animaient les mouvements révolutionnaires. Il s'agissait alors de participer directement aux luttes, d'en être le reflet ou l'un des instruments, conformément en cela aux multiples manifestations artistiques militantes du XXe siècle.
Qu'elles soient l'œuvre de praticiens reconnus ou de collectifs stricto sensu militants, ces formes soumettant leur origine et leur finalité à une autre inspiration que celle de l'Esthétique ont souvent été (parfois à juste titre) contestées, caricaturées, rejetées en raison du simplisme et de l'amateurisme supposés de leurs expressions. Mais les réduire ainsi contribue à occulter, d'une part, tout un pan de l'histoire théâtrale et cinématographique et d'autre part la singulière expérience sensible, politique et artistique qu'induisent de telles manifestations. C'est, en outre, ignorer, les gageures formelles et les réponses apportées, dans l'urgence des luttes, à des questions parfois inédites.
Le présent ouvrage, publié à la suite du colloque Théâtre et cinéma militants (mai 2003), se propose de revenir sur cette histoire et ces esthétiques, cherche à appréhender et faire comprendre la richesse mais aussi les échecs de ces tentatives d'inscrire le théâtre et le cinéma dans les « bataille[s] du siècle » (A. Gatti).

 

CONTRIBUTIONS :
F. Albera (prof. d'hist. du cinéma, écrit sur le cinéma soviétique), C. Alranq (acteur de th. occitan, auteur, metteur en scène), J. Boal (travaille avec Ambaata, groupe de Th. de l'Opprimé), A. Benedetto (acteur, auteur, directeur du Th. des Carmes à Avignon), A. Pier-Chenot (metteur en scène et comédienne, co-auteur de pièces pour le Th. du Levant), G. Clancy (poète et prof. de philo), J. Cramesnil (ouvrage sur la Cartoucherie de Vincennes), A. Cuisset (recherches sur la scène américaine contemp.), B. Faivre (comédien et dramaturge au Th. de l'Aquarium, maître de conf.), J. de Faramond (thèse sur la revue Travail théâtral), D. Faroult (scénariste et réalisateur de plusieurs films autour de mai 68), H. Fleckinger (recherches sur le cinéma militant féministe, gay et lesbien), J. Kergrist (a créé le Th. National Portatif et son clown atomique), J.-M. Lachaud (doct. en philo., lettres et sciences humaines, prof. d'esthétique), S. Layerle (thèse sur les films témoins de Mai 68), G. Leblanc (prof. à Louis Lumière), O. Maillart (prof. agrégé, travaille sur les représentations du fascisme dans le cinéma italien), F. Matonti (prof. de science politique, travaille sur les intellectuels communistes et l'histoire sociale des idées), O. Neveux (maître de conf. en arts du spectacle, enseigne à l'ENSATT), H. Raymond (thèse sur Le cinéma politique en France), P. Tancelin (poète, prof. d'esthétique, auteur, comédien), L. Veray (maître de conf. en études ciném., président de l'Association française de recherche sur l'histoire du cinéma), E. Wallon (prof. de sociologie politique, rédacteur pour Temps Modernes et Etudes théâtrales).
ISBN : 978-2-912877-63-5
Prix public TTC : 30 euros
Format : 15 x 21cm, 464 page

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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /2008 20:56

Caen 68

               Jean Quellien - Serge David
              
 
 
L'histoire de "Caen 68" s'écrit comme un scénario, avec ses acteurs, ses temps forts,
ses rebondissements, ses espoirs et ses déceptions. Le récit passionnant de Jean Quellien, fidèle
aux événements, raconte cette année-là, pendant laquelle se sont côtoyés ouviers et étudiants,
forces de l'ordre et syndicalistes. La précision et le sens du détail projettent le lecteur au coeur
de cette époque dont nous célébrons cette année le 40è anniversaire. Des affrontements de
janvier 68 à la crise finale du TMC en janvier 69, c'est un parcours en 200 photos et 70 documents
qui est ainsi proposé aux lecteurs. En contrepoint du texte, nous vous proposons en effet de découvrir
le travail des reporters photographes ayant couvert cette époque chaude comme Alain Le Berre et
Jean-Pierre Duval, témoins avec d'autres, anonymes, de ces heures, point de départ des grandes luttes
ouvrières et étudiantes de la fin du XXè siècles."
 
 
   Jean Quellien est enseignant en Histoire contemporaine à l'Université de Caen et Serge David photographe
 
   L'ouvrage est en souscription 20 euros, jusqu'au 7 avril
   Les Editions du Bout du Monde
   BP 13
   14860 Amfreville
   www.editionsduboutdumonde.com
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /2008 20:44
Alexandre FRANC
Arnaud BUREAU

Mai 68

la bande dessinée
(préface de Daniel Cohn-Bendit)

Parution prévue pour avril 2008

mai68couv.jpg



Quarante ans après, que reste-t-il de Mai 68 ?

Quelques slogans, des images fortes, le souvenir d’une révolte de la jeunesse marquée par l’exubérance. Mais on oublie souvent que les travailleurs, emboîtant le pas aux étudiants, se mirent massivement en grève, paralysant le pays et déclenchant une crise politique qui mena le régime gaulliste au bord de la chute. Dans quelles circonstances se produisirent ces événements ? Quels en furent les épisodes marquants ? Qui en étaient les acteurs ?

C’est à ces questions que répond Mai 68, histoire d’un printemps, premier livre d’une collection de bandes dessinées historiques dirigée par Didier Pasamonik.
L’ouvrage est préfacé par Daniel Cohn-Bendit, l’un des principaux protagonistes de cette histoire.

Alexandre Franc a publié un premier album, Les Isolés, aux éditions Paquet.
Arnaud Bureau est l’auteur d’un mémoire de maîtrise d’histoire sur le sujet et a été deuxième lauréat du Prix Raymond Leblanc 2007.
 
Site Internet dédié : http://www.mai68-labd.com
 
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /2008 12:21
agenda.jpg.jpg L’ouvrage : toutes les fonctionnalités d’un bel agenda de bureau (plannings 2007 et 2008, dates des vacances scolaires, notes, semainiers, etc.) en même temps qu’un beau livre à déguster tout au long de l’année : une histoire et une anthologie de Mai 68 en France et dans le monde. 168 pages, format 20 x 20 cm, reliure cartonnée, tranchefile, signet.
 
 
Recevez-le directement chez vous en le commandant à :
 
HB éditions BP 49
04301 Forcalquier cedex
 
Prix unitaire : 25 euros. Frais de port : selon l’état de vos finances, vous participerez – si vous le souhaitez – à soutenir HB en réglant 5 euros supplémentaires pour l’envoi. Règlements par chèque à l’ordre de HB éditions. 

Lors d’une récente campagne électorale en France, l’un des candidats n’a pas consacré moins de quinze discours (sur une cinquantaine prononcés durant cette campagne) à de hargneuses récriminations contre « l’héritage de mai 1968 » qu’il faut, selon lui, « liquider ».
Preuve par l’absurde, s’il en était besoin, qu’il se passa bien « quelque chose » en ce joli mois de mai. (Au passage, notez bien : quarante ans, quatre décennies, presque un demi-siècle… Imaginons, pour prendre un exemple d’élection marquante, le candidat Mitterrand menant campagne en 1981 à propos de faits survenus en 1941… Ou encore le général de Gaulle élu en 1958 grâce à un discours portant sur la fin de la première guerre mondiale !)
En 1968, on euphémisa ce « quelque chose » en le mettant au pluriel : les « événements ». Il est vrai qu’on avait l’habitude : en ce temps-là, et jusqu’à la fin du siècle passé, le discours officiel français ne désignait-il pas la guerre d’indépendance en Algérie sous ce même terme, ô combien pudique, d’« événements » ?
L’usage de ce pluriel mal taillé, pour ne pas dire singulier, devrait alerter tout-e citoyen-ne français-e qui se respecte – pas plus que la fraternité ou l’égalité, la liberté ne se frotte au pluriel sans risquer de s’y perdre en libertés de pacotille, menue monnaie complaisamment distribuée au peuple par ceux qui redoutent sa liberté.
La liberté ressemble à l’esprit, qui souffle quand et où il veut. C’est très certainement quelque chose de cet ordre qui survint en 68. On dit 68, et mai, parce qu’on cherche toujours à se simplifier la tâche.
Il ne faut pas se lasser de répéter, et l’on n’y manquera pas dans ces pages, que mai 1968 n’est qu’un repère, à la fois aboutissement et point de départ, fabuleux carrefour de possibles au milieu d’une période plus longue (de la fin des années soixante au milieu des années soixante-dix), au milieu également d’une aire autrement plus vaste que le seul Quartier Latin, ou même que la France, puisque la vague révolution­naire – osons le mot – déferla, avec des fortunes diverses, à travers le monde entier.
L’événement trace ses lignes de fuite jusque sous nos pieds, il lézarde encore quelques certitudes lacrymogènes de ce début de siècle, il trouble encore le repos des gens de bien(s) dont le candidat sus-cité s’est fait le hérault. C’est ainsi qu’on l’identifie comme un événement singulier, c’est-à-dire véritable. Il n’a pas fini de nous enthousiasmer.
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /2008 17:18
Couvmai68c.jpg J’avais 20 ans en 68
de Jean Paul Bosmaher
 
Un livre broché cousu
Format : 21 X 21 cm
368 pages
Plus de 50 illustrations n&b
prix : 25 euros
isbn : 978-2-914554-89-3
Ed. Gérard Louis
 
 
40 ans après le fameux mois de mai, Jean-Paul Bosmaher n’a rien oublié des années qui ont amené les étudiants et les ouvriers dans la rue. La société des adultes forte des 30 glorieuses était devenue un carcan pour une jeunesse qui refusait en vrac la politique, la religion, l’éducation...Les souvenirs de l’auteur abordent tous les sujets sans tabou et sans concession à une époque où, semble-t-il, les censeurs auraient tendance à revenir.
 
“1968 n’a pas commencé en 1968 mais quelques années auparavant”.
Ainsi débute ce “pavé” sur la “Révolution” de mai 68. Enfants du baby-boom élevés dans une société qui courait vers les délices de la consommation et du matérialisme, la jeunesse des années 60, en France et partout dans le monde, allait surprendre et déborder un monde d’adultes gonflé de conformisme et de règlements.
Il fallait, pour comprendre cette époque, un récit brutal mais sincère, émouvant mais réaliste, et ne tombant pas dans une nostalgie de mauvais aloi. L’auteur, fils d’ouvrier, tendance anar-séducteur a vécu ces années d’étudiant à l’école normale avec une soif de connaissance et de liberté exacerbée.
De sa première révolte pour défendre la longueur de ses cheveux à sa tentative de convertir des ouvriers meuniers au marxisme, il garde le souvenir d’une jeunesse pas si dorée que cela.
La génération “montante”, après l’illusion libertaire, allait vite comprendre que, pour changer la société, la rue n’y suffirait pas...
Philosophie, politique, musique, rapports humains, sexualité, avortement, éducation, famille... ce livre sans être une étude sociologique est un témoignage unique sur le vécu d’une jeunesse qui croyait pouvoir changer le monde.
Par mai - Publié dans : Assez d'actions, des mots ! Livres
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Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /2008 18:36
68, une histoire collective (1962-1981)

Sous la direction de
Michelle ZANCARINI-FOURNEL et Philippe ARTIÈRES
 Site internet associé au livre : (en cours d'élaboration) http://68histoirecollective.editionsladecouverte.fr/



Mai 68 demeure l’un des moments de l’histoire contemporaine de la France qui suscitent les plus vifs débats : magnifiées par certains, accusées par d’autres des pires maux d’aujourd’hui, les « années 68 » dérangent autant qu’elles fascinent. Elles restent pourtant largement méconnues – d’autant plus qu’on ne retient de 68 que son fameux mois de mai, les barricades du Quartier latin et l’occupation de la Sorbonne. Or ces scènes participent d’un paysage beaucoup plus vaste, à Paris, en province, en Europe et dans le monde. Surtout, on ne peut comprendre ce « moment 68 » sans examiner la longue séquence historique dans laquelle il s’inscrit, de la fin de la guerre d’Algérie en 1962 à l’élection de François Mitterrand en 1981, de la révolution cubaine à la révolution iranienne.
Cet ouvrage collectif invite pour la première fois le lecteur à parcourir l’histoire de ces vingt années qui ont transformé la société française. Il rend accessible les travaux de recherches historiques les plus novateurs ainsi que l’exploitation de nombreuses sources inédites (archives des organisations politiques et syndicales, de la police, fonds privés, etc.). Ce grand récit fait apparaître un autre visage de 68 : le lecteur découvrira ainsi que la question sociale – les grèves ouvrières, mais aussi les luttes des femmes et des immigrés – occupe une place tout aussi centrale que la mobilisation des étudiants, et que le monde rural et les villes de province participent autant, voire plus, que Paris à l’effervescence qui gagne alors le pays.
Acteurs anonymes et célèbres, lieux connus et inconnus, objets de la culture matérielle et artistique s’animent et se côtoient pour nourrir cette histoire polyphonique qui touche aussi bien l’urbanisme que le corps, la vie intellectuelle que la condition ouvrière, le cinéma que l’économie. Ce paysage recomposé donne à voir l’intensité des débats politiques, ainsi que l’incroyable diversité des luttes et des aspirations dont ces années furent le théâtre.
Avec 92 photos inédites.

Mise en vente : 14/02/2008
 
 
Par mai - Publié dans : Assez d'actions, des mots ! Livres
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