Mai des féministes - Intervention de Monique Dental

« Le Mai des Féministes »

 

1ère table-ronde : jeudi 15 mai 2008

« Année 68 : la prise de conscience. Les féministes à l’œuvre »

 

 

 

Intervention de Monique Dental 


Bonjour. Merci à toutes et tous pour votre présence.

 

Je me présente : je suis Monique Dental, militante féministe de longue date, j’ai fondé le Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes « Ruptures » dont j’anime les activités en réseau dans la mixité.

 

Notre association qui est membre du Collectif national pour les Droits des  Femmes, de la Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes et de la Marche Mondiale des Femmes contre les violences et la pauvreté agit donc à un niveau national, européen et international.

 

Pour notre association, la transformation de la société nécessite la prise en compte du féminisme dans toutes les questions d’actualité et de société.


Pour ce faire, nous avons à cœur d’établir des passerelles permettant des convergences entre des mouvements sociaux politiques et des associations féministes.

 

Les 3 tables-rondes que nous avons organisées « Le Mai des Féministes » s’inscrivent donc dans cette problématique.

 

Nos remerciements vont à Mme Michèle Sabban, vice présidente de la Région Ile-de-France, chargée de l’administration générale, du personnel et des marchés publics qui nous a facilité l’accès de l’Hémicycle pour tenir y les deux premières tables-rondes, la 3ème aura lieu le 27 mai salle Paul Delouvrier.

 

Merci également aux membres du Cabinet et du service technique du Conseil Régional Ile-de-France avec lesquels j’ai été en contact pour la préparation de ces soirées.

 

Merci à Claire Villiers, vice présidente à la démocratie régionale, qui a soutenu notre initiative et à Michèle Loup, chargée de la problématique du genre dans les politiques régionales.

 

Je vous donne immédiatement la parole, pour le message d’accueil officiel de la Région Ile-de-France.

 


Introduction de la table-ronde

           

           

Lorsqu’en septembre 2007, à quelques personnes, nous avons lancé l’appel « Mai 68 : Ce n’est toujours qu’un début », la dimension du féminisme m’est apparue comme un sujet incontournable.

 

J’ai bien vite trouvé le même désir d’aborder ce sujet parmi celles et ceux qui ont vécu cette époque.


Le foisonnement des témoignages nous a conduits vers la constatation qu’une seule soirée ne suffirait pas. Le découpage que nous vous avons proposé s’est ensuite imposé :

 

L’explosion de mai 68 fut aussi l’éclosion de consciences collectives. Celle du féminisme donnera naissance à une décennie de changements radicaux dans la vie des femmes. En 2008, quels en sont les héritages une à deux générations plus tard.

 

  • Ainsi, la 1ère table-ronde de ce soir, est centrée sur le rôle joué par des féministes à l’œuvre en mai 68, dont on peut dire avec le recul que ces actes s’énoncent déjà comme une « Une révolution dans la révolution ».

 

  • jeudi prochain 22 mai, à la 2ème table-ronde, ce sont les expériences

des mouvements féministes et les conquêtes qui en découlent que les intervenantes développeront.

 

  • Puis, mardi 27 mai à la 3ème table-ronde, nous aurons le loisir d’entendre combien le féminisme est toujours vivant et comment son histoire récente se projette dans les combats actuels ?

 

J’ai bien conscience qu’une 4ème table-ronde aurait eu sa place pour traiter de la période 1980 à 2000. Nous essayerons d’accorder un temps à cette période au début de la 3ème table-ronde.

 

L’annonce de ces rencontres a suscité un vif intérêt, non seulement pour celles et tous ceux qui ont connu Mai 68, mais également bien au-delà pour celles et ceux qui ont hérité de la période, et qui ont mené les combats des décennies suivantes : droit à l’IVG, condamnation du viol comme crime, reconnaissance des droits des femmes immigrées, réfugiées et sans-papiers, parité en politique pour ne citer que les plus emblématiques, luttes contre les violences faites aux femmes … .

 

            Cet intérêt augure bien de cette autre commémoration que nous ne saurons négliger : 1970 la naissance du Mouvement de Libération des Femmes. En 2010 nous aurons à cœur de reprendre ensemble cette esquisse que nous vous proposons au cours de ces trois soirées.

 

            Les luttes se poursuivent et si Mai 1968 a permis une prise de conscience des dominations et de l’oppression patriarcale  ainsi que la mise en œuvre des mouvements de libération des femmes ; en 2008 nous nous trouvons confronté-es à la nécessité de ne pas laisser les conquêtes durement acquises être remises en question par des groupes de pression quels qu’ils soient : capitalistes, religieux, familialistes  … car tous patriarcaux.

 

 

Présentation des intervenantes

 

En partant du côté droit de la tribune :

 

·        Anne Zelensky : présidente de la Ligue du Droit des Femmes, cofondée avec Simone de Beauvoir en 1974, et partie prenante du Mouvement des Femmes depuis 1967.

 

·        Jacqueline Feldman : sociologue et physicienne, a été avec Anne Zelensky et Betty Falenbock à l »origine du Groupe FMA (Féminin Masculin Avenir) à l’automne 1967 et en 1971 du groupe « Femmes Mariées du MLF.

 

·        Nadja Ringart : sociologue. Elle travaille sur la vie associative, en particulier avec des associations d’insertion et d’éducation populaire.

 

·        Cathy Bernheim : écrivain et journaliste.

 

En partant du côté gauche de la tribune :

 

·        Michèle Idels lira la communication d’Antoinette Fouque, cofondatrice du MLF, psychanalyste, éditrice, ancienne députée européenne.

 

·        Puis Geneviève Fraisse : philosophe et historienne (CNRS), a participé au Mouvement des Femmes, a été ancienne Déléguée interministérielle aux Droits des Femmes, ancienne députée européenne.

 

·        Liane Mozère : sociologue, professeur émérite de l’Université Paul Verlaine de Metz, affiliée au Centre de recherche universitaire lorrain d’histoire.